Une coalition de 45 acteurs du secteur des transports, menée par l'Union internationale des gardiens de wagons (UIP), a adressé une lettre ouverte aux représentants permanents des 27 États membres de l'UE et aux principaux départements de la Commission européenne, plaidant pour le maintien d'un instrument de financement européen dédié aux transports dans le prochain cycle budgétaire de l'UE.
La lettre, datée du 4 février 2025, fait suite à des indications selon lesquelles la Commission européenne envisage de transférer une part substantielle du financement des transports vers les États membres dans le prochain cadre financier à long terme, qui doit débuter en 2027. Les signataires affirment qu'une approche centralisée est nécessaire pour maintenir la connectivité transfrontalière, la planification des investissements dans les infrastructures et le développement coordonné à travers l'UE.
La position du secteur des transports repose sur le rôle de réseaux de mobilité efficaces et bien intégrés dans le soutien de l'activité économique, de la compétitivité industrielle et des opérations logistiques au sein du marché intérieur de l'UE.
Des références sont faites aux politiques et rapports antérieurs de l'UE, y compris ceux de Jacques Delors en 1993 et les analyses plus récentes de Mario Draghi et Enrico Letta, qui ont constamment souligné la nécessité d'un mécanisme de financement structuré et paneuropéen pour assurer l'achèvement et la modernisation du réseau transeuropéen de transport (RTE-T).
Les parties prenantes du secteur des transports soulignent qu'un cadre d'investissement coordonné au niveau central est essentiel pour maintenir une infrastructure capable de relever les défis géopolitiques et économiques. La lettre souligne l'importance du maintien de la résilience des réseaux de transport, de la mobilité militaire, de la sécurité de la chaîne d'approvisionnement et de la transition vers une économie nette zéro, qui dépendent tous d'une connectivité transparente et efficace entre les États membres.
L'appel lancé aux décideurs de l'UE les invite à prendre en compte les implications plus larges du transfert du financement des transports vers les budgets nationaux et appelle à un engagement en faveur d'une planification stable et à long terme des investissements au niveau européen. Le débat devrait se poursuivre lors des prochaines négociations budgétaires, au cours desquelles les États membres et les institutions de l'UE détermineront la structure et les priorités du futur financement des transports.