Avec un investissement de 17,9 millions d'euros, Adif a attribué la maintenance et l'étalonnage des nouveaux systèmes de mesure et de vérification de l'infrastructure ferroviaire installés sur ses "trains laboratoires". Ces véhicules, appelés trains auscultateurs, jouent un rôle fondamental dans l'entretien du réseau et dans les tests de mise en service des nouvelles infrastructures.
Adif et Adif Alta Velocidad gèrent plus de 15 500 km de voies ferrées, l'un des réseaux les plus étendus et les plus modernes d'Europe. Ce développement global, associé à des normes de qualité de plus en plus exigeantes, a entraîné un besoin croissant de maintenance de l'infrastructure ferroviaire. L'objectif est de s'assurer que les installations sont dans un état optimal et qu'elles sont disponibles et fiables à tout moment. La surveillance des trains est également essentielle pendant la phase de construction d'une ligne et sa mise en service, car les enregistrements obtenus sont nécessaires pour s'assurer que les paramètres des différents sous-systèmes sont conformes aux critères établis.
Le contrat garantira la disponibilité totale et l'acquisition et le traitement corrects des données, couvrant tous les éléments mécaniques, électriques, électroniques et informatiques des systèmes de mesure de la géométrie (position de chaque élément de l'infrastructure) et de la dynamique (interaction entre l'infrastructure et le train) de la voie et de la caténaire, des odomètres (mesure de la vitesse et de la distance parcourue par le train), de l'inspection optique de la voie et de la caténaire, de la vision dans la cabine du conducteur, de la mesure GSM-R et du diagnostic des balises, ainsi que de la mesure des aiguillages et des gabarits.
Le parc de trains "laboratoires" d'Adif inclus dans le contrat comprend sept véhicules : deux en service (appelés trains BT, aptes à circuler sur les lignes ibériques et à écartement normal) ; quatre nouveaux trains de supervision, en cours d'homologation et d'essai (un à écartement variable, un à écartement normal et deux à écartement conventionnel), avec un investissement total de 150 millions d'euros pour leur fabrication et leur équipement avec les instruments les plus avancés ; et un autre train pour le réseau à écartement étroit, dont la fabrication fera l'objet d'un appel d'offres dans les plus brefs délais.