Une étude menée en Île-de-France évalue l'impact des conditions météorologiques sur la mobilité ferroviaire

Une étude menée en Île-de-France évalue l'impact des conditions météorologiques sur la mobilité ferroviaire
© Île-de-France Mobilité
Cette analyse s'appuie sur deux enquêtes menées en mars 2026 et sur des données relatives à la mobilité couvrant la période 2023-2026.

L'Institut de la région parisienne et Transilien SNCF Voyageurs ont publié une étude sur l'impact des phénomènes météorologiques liés au climat sur la mobilité en Île-de-France.

Cette étude a été réalisée en collaboration avec la Mass Transit Academy, le DRIEAT, la Chambre de commerce et d’industrie de Paris Île-de-France et Sustainable Mobilities. L’une des enquêtes a porté sur plus de 1 000 habitants de l’Île-de-France âgés de 18 ans et plus, tandis que l’autre a concerné 500 entreprises.

Au cours des trois dernières années, l'Île-de-France a enregistré en moyenne 50 jours de conditions météorologiques exceptionnelles par an. La région compte 3,6 millions d'habitants vivant dans des îlots de chaleur urbains et enregistre 41 millions de trajets par jour, dont 9 millions en transports en commun.

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L'étude met en évidence une nette différence entre les modes de transport. Le vélo est le mode de transport le plus sensible aux conditions météorologiques, avec une baisse de 24 % en cas de fortes pluies et de 18 % à 0 °C par rapport à la température moyenne annuelle de 14 °C.

Les transports en commun ferroviaires sont moins sensibles aux variations météorologiques quotidiennes que les déplacements en voiture ou à vélo. La fréquentation des RER et des trains diminue de 2 % en cas de fortes pluies et de 4 % par une température de 30 °C, tandis que celle du métro n'est pratiquement pas affectée, ce qui s'explique par le fait qu'une grande partie du réseau est souterraine.

Les routes sont plus exposées aux perturbations. Lorsqu'il pleut, le trafic routier diminue de 3 %, mais les embouteillages augmentent de 31 %. Au cours des cinq épisodes météorologiques hivernaux analysés dans le cadre de cette étude, le trafic routier a diminué de 18 %, tandis que les embouteillages, mesurés en kilomètres de bouchons, ont augmenté de 54 %.

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La neige reste le phénomène météorologique le plus perturbateur pour la mobilité dans la région. Elle a été citée par 72 % des habitants et 95 % des entreprises, principalement en raison de son impact immédiat sur le réseau routier.

Au cours des événements hivernaux étudiés, la fréquentation du vélo a baissé de 44 % et celle des bus de 33 %. La fréquentation du métro n'a baissé que de 1 %, tandis que celle du tramway, du RER et du train a baissé de 12 %.

Les vagues de chaleur sont considérées comme le principal défi à long terme. Le nombre de journées de chaleur extrême en Île-de-France pourrait tripler d'ici 2050, selon l'étude.

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Pendant les vagues de chaleur, la fréquentation diminue dans tous les principaux modes de transport. Cette baisse varie entre 6 % et 9 % pour les tramways, les voitures, le métro et les vélos, et atteint 12 % pour le RER et les trains, ainsi que 20 % pour les bus.

L'étude met également en évidence un problème de communication chez les opérateurs ferroviaires. Les voyageurs semblent mieux accepter les perturbations liées à la neige que celles liées à la chaleur : 49 % d'entre eux acceptent un allongement de 30 minutes du trajet en cas de neige, mais seulement 23 % acceptent la même durée supplémentaire en cas de canicule.

Le télétravail est considéré comme un outil de gestion de la demande lors d'événements climatiques. Parmi les travailleurs pouvant exercer leur activité à distance, 66 % préfèrent rester chez eux pendant les vagues de chaleur, mais 27 % des salariés ne peuvent ni télétravailler ni bénéficier d'horaires flexibles.

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Les entreprises interrogées par la CCI Paris Île-de-France ont fait état de plusieurs mesures mises en place en cas d'intempéries. Environ 79 % autorisent les départs anticipés, 64 % autorisent le télétravail lorsque la nature du poste le permet, 44 % accordent des congés ou des heures de repos, et 38 % maintiennent le salaire intégral même si les heures de travail ne sont pas effectuées.

En matière de transports publics, les habitants privilégient les informations en temps réel sur les services, les informations sur les itinéraires de remplacement en cas de perturbation, des zones d'attente mieux protégées et des équipements tels que des fontaines à eau et des espaces de rafraîchissement. Les entreprises ont demandé des informations plus fiables destinées aux usagers et une amélioration des liaisons par bus entre les différentes banlieues.


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