La "suissitude" n'est pas autorisée : Les CFF sous le feu des critiques pour un contrat de 2,1 milliards d'euros avec Siemens

La "suissitude" n'est pas autorisée : Les CFF sous le feu des critiques pour un contrat de 2,1 milliards d'euros avec Siemens
© Siemens Mobility
L'accord, évalué à environ 2,1 milliards d'euros, porte sur de nouveaux trains pour le RER zurichois et les services régionaux de Suisse occidentale, dont la livraison devrait débuter dans les années 2030.

Les CFF ont déclenché des critiques après avoir attribué un contrat pour 116 nouveaux trains à deux étages à la société allemande Siemens Mobility, excluant ainsi tout fabricant suisse de l'un de leurs plus importants achats récents de matériel roulant.

Ce résultat a relancé le débat sur la préférence nationale dans les marchés publics. Les critiques ont demandé pourquoi l'opérateur ferroviaire public n'avait pas opté pour une solution construite en Suisse. Les CFF ont répondu en citant la loi fédérale sur les marchés publics (BöB/VöB), qui impose l'égalité de traitement de tous les soumissionnaires et interdit de favoriser les fournisseurs nationaux. La notion de "suissitude" est légalement exclue du processus d'évaluation.

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Les CFF ont évalué les offres sur la base de critères tels que les coûts d'investissement et d'exploitation, la conformité aux spécifications techniques, les accords de service et la durabilité. Selon l'opérateur, Siemens a obtenu la meilleure note globale dans toutes ces catégories. Le modèle de train sélectionné est une évolution de la plate-forme Desiro HC de Siemens.

Sur les 116 trains commandés, 95 circuleront dans la région de Zurich, tandis que 21 sont destinés aux lignes RER Vaud et RE33 Martigny-Annemasse en Suisse romande. Le contrat comprend une option pour 84 unités supplémentaires.

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Chaque train mesurera environ 150 mètres de long, offrira quelque 540 places assises et sera équipé d'un plancher surbaissé. L'exploitation en double traction aux heures de pointe augmentera la capacité. Les trains comprendront des espaces polyvalents pour les vélos et les bagages, des prises de courant à chaque siège et des systèmes modernes d'information des passagers.

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Malgré l'attribution du contrat à l'étranger, certaines parties du travail, telles que la mise en service et la maintenance, resteront en Suisse. Siemens emploie environ 6 000 personnes dans le pays et travaille avec des fournisseurs locaux.

Les soumissionnaires ont 20 jours pour contester l'adjudication devant le Tribunal administratif fédéral.


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